C'est la notion de l'accès à l'information pour
tous qui serait menacée si le planning familial disparaissait...Le
planning familial est une ancienne institution qui a oeuvré depuis
1956
C'est pour beaucoup de jeunes (mais pas que) un
accès gratuit et anonyme, une écoute, une orientation, des conseils, un
appui...
Permanences
d'accueil, centres d'orthogénie, animations extérieures, relais,
stages de sensibilisation, interventions diverses sont autant de
moyens pour le MFPF de
mettre en pratique ses objectifs.
Dans ces lieux, les
femmes, les hommes, les jeunes, peuvent venir parler de toutes les
questions concernant la sexualité, la contraception, l'interruption
de grossesse, les MST, le sida, les problèmes de violences,
etc.
L'objectif des
centres du MFPF est de créer des lieux de paroles où les personnes
venues peuvent se rencontrer entre elles, se co-former, analyser
les contraintes imposées par les nouvelles normes. Les médias
proposent de plus en plus de nouveaux modèles de pseudo-libération
sexuelle, qui entraînent dans la population une demande de plus en
plus grande de soins. La réponse qui leur est faite est celle de la
sexologie, nouveau pouvoir que les médecins s'approprient , tout en
évitant de poser les causes collectives et économiques de la
répression sexuelle, qui sont souvent à l'origine de ces
difficultés.
Dans le domaine de
l'éducation sexuelle à l'école, par exemple, les animatrices du
Planning affirment la nécessité d'intégrer à toutes les disciplines
les aspects sexuels de la vie. Depuis des années, le Planning
familial défend le principe d'une éducation sexualisée. C'est aussi
dans ce sens qu'il participe à la campagne de prévention des abus
sexuels sur les enfants dans les écoles primaires.
Outre ses
permanences, centres d'orthogénie, animations dans les lycées, les
collèges, les stages d'insertions, le MFPF intervient de façon
importante sur les foires, marchés, fêtes locales, radios,
télévisions; des expositions, des débats, des projections de films
et vidéos sont organisés, toujours dans le souci d'informer le plus
largement possible la population. Les principaux thèmes
d'intervention sont le sexisme, les viols et les violences faites
aux femmes, la prostitution, la maternité, l'accouchement, la
naissance, le sida et bien sûr la contraception et
l'avortement.
Pour appuyer leurs
interventions, les associations départementales produisent des
bulletins, des tracts, des affiches, des expositions, des vidéos ;
quelques-unes montent des spectacles en utilisant les techniques du
Théâtre de l'Opprimé d'Augusto Boal.
Tout ce travail est
fait par 1.200 animatrices et animateurs, répartis dans 70
associations départementales.
Ces 70 associations
départementales fonctionnent sur le principe de la loi de 1901.
Elles sont constituées de militants (et adhérents) élisant leur
équipe responsable. C'est là que s'apprend au MFPF la délégation du
pouvoir et son contrôle. C'est aussi là que s'apprend la nécessité
de faire des choix prioritaires d'action en fonction
d'orientations, en sachant que toute décision nécessite des moyens.
Les décisions financières doivent être prises conjointement. Le
contrôle des finances est le contrôle de l'adéquation entre
l'objectif et l'action.
Mouvement de lutte
féministe, le MFPF agit dans le cadre d'une éducation populaire non
sexiste.
La confédération
nationale rassemble 20 fédérations régionales, regroupant 70
associations départementales. Celles-ci sont actives dans 150
établissements d'information et animent 31 centres d'orthogénie
(centres de planification). A partir des permanences, accueils,
centre d'orthogénie, animations, stages, etc., le MFPF est en
contact avec environ 350.000 personnes par an.
La confédération nationale coordonne les actions, diffuse
l'information, organise la formation et met à la disposition des
équipes sur le terrain les éléments nécessaires à leur pratique,
dans le cadre d'objectifs définis en Congrès nationaux tous les
trois ans.
Un important
service de documentation est à la disposition des militants et du
public.